vendredi 29 mars 2013

Vendredi 29/03/2013

Pouhhh ça approche, mes chers lecteurs. J’ai hâte…que ce soit fini.

J’ai passé le scanner pré opératoire mercredi. Il s’agissait surtout d’un examen « osseux » pour l’intervention : qu’ils n’aillent pas jouer du foret de perceuse au mauvais endroit…  Je me suis tenu à carreau, sans bouger d’un cil. Ca a pris 5 minutes, nickel. Du coup, j’avais 40 minutes d’avance pour mon RDV chez l’anesthésiste. Nous avons été reçus par une secrétaire, ma foi très agréable ( ah oui, ça change hein ?!) mais qui tenait une de ces crèves… avec une toux à contaminer le CHU à elle toute seule. Du coup, ma p’tite femme a pris le risque de monter en première ligne pour lui donner le dossier. Pas le moment pour moi de choper un virus pareil… Le RDV s’est bien passé. J’ai insisté pour avoir une prémédication maous-costaud de calmants la veille ainsi que le matin de l’opération. S’ils me donnent effectivement ce qu’il a inscrit sur sa feuille, ça devrait le faire. Un vrai cocktail de zénitude !

Ce week end, un peu festif, devrait passer vite. Tant mieux. Pas envie de cogiter. Mes nuits s’en occupent déjà.  Je vais profiter de ma famille et de mes loulous qui vont ramasser les œufs et les petits cadeaux après le passage de la cloche. Oui, chers lecteurs, j’ai bien dit « la cloche » : magnifique sonnerie de mon iPhone, si pratique pour l’occasion ! Profitez bien, vous aussi. Je vous repasserai un petit message avant mercredi. J’ai des choses à vous dire…

lundi 25 mars 2013

Lundi 25/03/2013

Aujourd’hui, j’ai vu le « médecin fantôme » de mon travail… Rappelez-vous, celui à qui on m’a dit d’écrire depuis le 17 octobre, celui à qui ma généraliste a envoyé un courrier… et qui, après coup, « n’existait plus » !

Eh bien, si, il était là, devant moi, cet après-midi, en chair et en costume. Gentil comme tout. Souriant comme tout. Empathique comme tout… et inutile comme tout. Je lui ai parlé brièvement de la pathologie et des traitements. Il m’a répondu que j’étais bien pris en charge médicalement et que j’avais fait tout ce qu’il fallait auprès de mon institution (demande de congé de longue maladie…). Après quoi, il m’a souhaité un prompt rétablissement et « bonne chance car il en faut dans ce genre d’opération… » Et du tact, il n’en faut pas, quand on est médecin?

jeudi 21 mars 2013

Jeudi 21/03/2013

Les nouvelles se font rares ici et pour cause, pas grand-chose de neuf sous le soleil… enfin, sous la grisaille, devrais-je dire...

Poursuivant dans la métaphore, mes états d’âme aussi, me font souffler le chaud et le froid. Je plonge parfois dans le spleen : la peine immense de mes Amis que j’aime…, mes maux, toujours les maux, les mêmes maux… , l’angoisse de l’opération qui approche…  angoisse qui se transforme en impatience quand les vents tournent et que mon moral repasse au beau fixe.

C’est alors que rayonnant, j’apprécie pleinement une petite conversation impromptue, le partage d’une baguette maison pas trop mal réussie, un bon déchiffrage par mon lecteur en herbe, un petit-dej surprise préparé par mon grand bonhomme, un taux d’IGF 1 qui baisse un chouïa sur les résultats communiqués aujourd’hui, passant de 777 à 702… Oui, dans ces moments, je pourrais récrire le livre des joies simples !

Allez, bientôt la délivrance, j’espère. D’ailleurs, dans deux semaines, jour pour jour, je serai sur… le billard ! Ils n’ont pas intérêt à se tromper de… boules ! C’était « l’humour du jour », sous vos applaudissements…

17h: Coup de fil de mon endocrino. Il a eu mes résultats d'IGF1. Je lui dis tout content que ça a baissé ! Il me répond que ce n'est pas suffisant (back trip) et que mon adénome est vraiment atypique (comme son maître, qu'est-ce que vous voulez...) Il me demande de doubler la dose de SOMAVERT. Ouchhh les effets secondaires... Cette acromégalie n'est décidément pas mon amie. ( Coucou Olivier !) Direction la pharmacie pour demander si je peux m'injecter (enfin, si ma petite infirmière personnelle, comprenez: ma femme) peut m'injecter les 30 mg en une seule fois. Après appel au service médical du groupe Pfizer, ma pharmacienne (si sympa, pro et dispo) me dira que non, la dose maximum est de 20mg donc ... 2 piquouses pour Lolo. Bouhhhh. Ah si, il y a un avantage à cela ! Je ne me demanderai plus, chaque soir, quelle cuisse il faut piquer ;-)

mercredi 13 mars 2013

Mercredi 13/03/2013

Je me suis rendu hier chez mon nouveau neurologue. Ca n’a pas été chose facile : mes neurones étaient paralysés par la migraine depuis deux jours et les routes paralysées, elles, par la neige.

Je suis reçu par sa secrétaire. Pour faire dans la métaphore canine, celle-ci, contrairement à celle de la veille, avait le poil soyeux. Par contre, je me suis rendu compte qu’elle aussi, sortait vite les canines notamment lorsque je lui ai dit qu’elle avait dû recevoir par fax la lettre pour le parcours coordonné. Elle a commencé par aboyer que non, que c’était sûr que non (…) jusqu’à ce qu’une de ses collègues, devant pareille agitation, lui dise que si, que la lettre était juste là, sous ses yeux.  Elle prendra alors la feuille, la lira pour me dire que ça ressemblait plus à un certificat médical qu’à la lettre requise. Reste zen Lolo…

Une heure et quart d’attente… Je vois les flocons recouvrir la route… Je me dis que l’on ne pourra pas rentrer et que l’on va devoir trouver un hôtel pour le soir… L’ancienne nounou des garçons, toujours là quand il faut, les reprend à la sortie de l’école.

Le RDV se passe bien. Le praticien m’écoute, regarde l’IRM. On parle de mes antécédents, de mes nombreux traitements passés et présents. On évoque l’opération. Il décide de mettre en place un nouveau traitement de fond pour six mois ( oauiiiii, je ne l’ai jamais testé celui-là) et un en cas de crise. Je sors de son bureau et repasse devant le caniche à lunettes, radouci.

On arrivera finalement à regagner notre petit village en chopant providentiellement une saleuse de la DDE. Petit détour par la pharmacie… Pas si petit que ça. On m’a encore filé un médoc particulier, que l’on doit inscrire sur des registres… Ca prend trois plombes. On reprend les garçons et la soirée se poursuit avec un apéro bien mérité. Juste avant le coucher, je prends mes nouvelles goutes : est-ce ça ou la fatigue accumulée depuis plusieurs jours mais la nuit sera très bonne ! Que demander de mieux ?

Aujourd’hui, j’ai profité de mes loustics. On a fait des courses. On est allé à la bibliothèque. On a préparé de la confiture à la fraise et un gâteau au yaourt. La vraie vie quoi... Mon petit dernier a été élu « meilleur brosseur de dents » par son dentiste! Que vaut l’élection du nouveau pape à côté...?      

lundi 11 mars 2013

Lundi 11/03/2013

Ce matin, j’ai vu le médecin expert que le comité médical m’a demandé de consulter en vue de l’octroi du CLM (allez, je vous le redonne : Congé de Longue Maladie.) Un homme très gentil, contrairement à sa secrétaire… (aux cheveux gras…en plus). Après avoir échangé quelques mots, il a regardé brièvement mon dossier médical et s’est étonné de ma présence, me disant qu’il ne comprenait pas que je doive venir en expertise alors que la nécessité d’un CLM était d’une évidence-même, au regard de la maladie mais surtout des effets secondaires des traitements. Son rapport parviendra au comité avant la prochaine session qui se tiendra le 4 avril… Tiens, ça me dit quelque chose cette date ? Ah oui, c’est ce jour-là que je me fais péter le crâne pour aller chercher l’adénome !
 
Nous avons évoqué aussi les maux de tête et les migraines. Celle d’hier soir était carabinée. Impossible de tenir debout, les tempes qui explosent, les gencives qui font mal…et les yeux qui pleurent. Le docteur me conseille de me faire suivre par un neurologue et ce, même avant l’opération. Je lui raconte mes déboires avec celui qui me traitait auparavant, celui qui n’a rien vu… Ok ce n’est pas de sa faute et blablabla mais aux innocents… les poches pleines (€€€). Ce matin, le médecin m’a quand même avoué que des signes tels que le canal carpien bilatéral aurait dû l’alerter… Bref.
Il me donne le nom d’un collègue qui semble traiter efficacement la migraine. Il me dit de l’appeler de sa part et de demander un RDV rapidement. Ce sera chose faite en sortant du cabinet : demain à 16h ! Le hic, c’est qu’il me faut la lettre pour le parcours cordonné. Qu’à cela ne tienne, je retourne dans le cabinet auprès de la (charmante) secrétaire. Je lui expose la situation. Dans un premier temps, elle hurle au scandale, qu’elle n’aura pas le temps de « taper la lettre » (3 lignes) pour demain. Je lui dis que c’est son « patron » qui a demandé que je puisse voir le spécialiste rapidement. Elle me répond alors que « si c’est lui qui le demande », elle le fera… (T’as intérêt ma vieille, si tu veux pouvoir te racheter des barrettes immondes pour plaquer tes cheveux huileux…) Gentil, je lui donne le numéro de fax du neurologue pour qu’elle ne passe pas l’après midi à le chercher (c’est assurément le temps qu’il lui aurait fallu…)
Je voudrais juste que ce nouveau médecin me donne des antalgiques assez puissants en cas de crise, comme hier. Ceux que je prends habituellement sont de moins en moins efficaces… Tiens, en y regardant de plus près, son cabinet est dans le même bâtiment que celui de mon sauveur d’endocrino ! C’est un signe !? Moi superstitieux ? Non ! Et c’est vrai en plus, je ne le suis pas mais je devrais peut être, en étant né un vendredi 13… ;-)

dimanche 3 mars 2013

Dimanche 03/03/2013

Il fait beau. C’est presque le retour du printemps. Les pervenches sont même de sortie (Héhé!) Bientôt, les petits oiseaux qui gazouillent, les apéros sur la terrasse… et la cueillette des adénomes.

Eh oui, dans un mois, jour pour jour, je serai rentré à l’hôpital. J’ai hâte. Je flippe moins. J’essaie de ne pas trop y penser : à quoi bon… ? Les effets secondaires de mes nouvelles injections quotidiennes de SOMAVERT me le rappellent assez. J’ai eu trois jours que je qualifierai de « difficiles » cette semaine. Heureusement, mes loustics étaient au vert chez mes beaux-parents.

Ma petite femme gère impeccablement bien les injections… Je dis ça car elle lit le blog, vous pensez bien. Je ne vous avouerai pas les souffrances atroces qu’elle m’inflige, la scélérate. Je me tiens à carreau en journée, qu’elle ne me mette pas triple dose, le soir. Je ne la contrarie pas au moment du planté (non pas du bâton) mais de l’aiguille. Non, vous savez, c’est dur, cher lecteur…

Allez, trêve de plaisanteries, demain, c’est la rentrée des classes, pour les petits, mais le grand va aller checker les trousses et les cartables.